Cours toujours

30 septembre 2010 à 22:17

Vous avez déjà lu l’avis du reste de la planète sur cette série, mais bon, ya que 24h dans une journée (dont 10 passées à devoir faire autre chose que téléphager), donc voilà, le pilote de Running Wilde, je vous en parle que maintenant. J’aurais pu en parler quand je l’ai regardée, j’aurais pu en parler en voyant que le 2e épisode avait été diffusé, j’aurais pu… mais j’avais tellement mieux à faire. J’aime à penser que vous aussi.
Mais il faut, quand même, à un moment, qu’on aborde Running Wilde, en dépit de cette accroche peu enthousiasmante (parce que peu enthousiasmée). Parce que c’est intéressant de se pencher sur le problème de la comédie en single camera qui devrait me plaire, et qui échoue lamentablement. Essayons de comprends où ça pèche.

Tout commence avec une petite fille qui nous explique que -BAM ! Déjà, premier indicent de parcours : la voix-off, j’en peux plus. Je propose que pour les 2 prochaines saisons au moins, quelqu’un, je sais pas qui, mais ce sera notre sauveur, impose à toutes les séries d’interdire la voix off, et puisqu’on est là, le flashback, le split screen et le flashforward, comme ça on est peinards. Juste histoire de forcer les scénaristes à renouveler un peu leurs méthodes narratives. Comment ça, « personne peut imposer ça » ? Il y a bien une loi qui oblige à un quota de 80% de séries policières, scrupuleusement appliquée par les chaînes chaque saison, alors pourquoi pas une loi dans le bon sens, pour changer ? Ah, on me dit dans mon oreillette que c’est pas la peur du gendarme qui en est la cause, c’est la peur tout court, au temps pour moi.

A la suite de quoi on fait la rencontre de notre grand méchant, Gru. Non c’est ptet pas ça. Mais c’est la même idée : un méchant d’opérette, avec un ego immense mais un pouvoir de nuisance tout petit, et une grande instabilité émotionnelle au milieu. Ce sera lui notre héros, ou du moins, ce qui s’en rapprochera le plus. Malheureusement, tout le mal qu’Arnett se donne ostensiblement pour donner du panache à son personnage n’atténue pas le fait que, deuxième erreur, il n’est pas vraiment drôle, juste pathétique.

Mais surtout, la troisième bévue, et la pire à mon sens, c’est qu’on choisit les plus mauvais moyens possibles pour nous raconter cette histoire de cohabitation entre un riche égocentrique et une idéaliste green. On a l’impression que les scénaristes cherchent à tout prix à les mettre à la colle, en vue de leurs intrigues futures, mais qu’ils n’ont qu’une très vague idée du pourquoi et du comment.

Devant l’épisode, je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer comment l’entretien final pour vendre la série s’est déroulé face aux responsables de la chaîne :
« Alors, lui, c’est un riche complètement nombriliste qui vit avec une moins riche qui veut changer le monde, ils s’aiment mais ne veulent pas l’admettre. Et surtout, ils sont tout le contraire l’un de l’autre ! Et ça parle d’écologie, en plus, c’est à la mode.
– Hin hin. Bien bien bien. Pourquoi pas. Mais dites-moi, pourquoi ils vivent ensemble ?
– Aha ! Alors ça ! Aha ! Vous allez voir, hein ! On a plein d’idées, c’est original comme tout ! Ha ha ha ».
Et pendant ce temps le scénariste devait être en train de texter son épouse « TTU : pkoi on sé mi a habiT ens ? », ce à quoi elle répondit « Kids » ; coup de génie. L’affaire fut conclue. Entre parenthèses, attendons de voir qui est le père de la petite. Je suis pas hyper douée en mathématiques, mais à mon avis ça se tient.

Running Wilde possède un pilote faible, et c’est un euphémisme Mais j’ai envie de dire que c’est justement parce que c’est le pilote Que nos deux personnages se mettent à la colle pour de mauvaises raisons (ou plus précisément, sans vraiment de raison), c’est pas bien grave si la cohabitation est vraiment drôle. Mais j’aime autant vous prévenir : je vais pas me forcer à regarder le deuxième épisode dans un temps record (contrairement à celui de Raising Hope, vu à 1h30 ce matin parce que j’avais pas pu me bloquer du temps pour le faire plus tôt, et qu’il était hors de question que je ne le voie pas avant d’aller dormir), et s’il n’est PAS drôle, ça va pas faire un pli, je mets Running Wilde au rebut. Définitivement.

Non bon allez, d’accord : au recyclage. C’est quoi la couleur du container pour les séries ratées, déjà ?

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