T’es bien le fils de ton père !

4 novembre 2009 à 23:57

Les Japonais ont de bonnes fictions historiques, après le weekend dernier c’est une certitude pour moi. Non, on ne va pas reparler d’Ooku ou de Tenchijin, j’ai bien compris que c’était pas votre truc vu le nombre de commentaires. Tant pis pour vous, moi j’ai fait l’effort de faire la découverte, j’ai ma conscience pour moi.

Non, je vous parle de séries prenant le temps de lire des évènements datant d’il y a quelques décennies à peine. J’étais tellement conquise ce weekend que j’ai même eu du mal à choisir, des deux séries historiques que j’avais vues, celle dont j’allais vous parler en premier. J’aurais pu essayer de donner la priorité à la meilleure, à la mieux écrite, à la mieux interprétée, le dilemme serait resté sensiblement le même.
Alors je l’ai fait à pile ou face.

Karei Naru Ichizoku a pour contexte une période historique japonaise dont personne ne nous a vraiment parlé pendant nos cours d’Histoire, parce qu’en fait l’Histoire des autres pays ça ne nous intéresse que si on a été y faire une guerre. Rien que pour ça, je dis merci à ma fringale de dorama, je me suis couchée moins bête dimanche soir.
Le contexte, donc, est le suivant : passée la reconstruction du Japon après la Seconde Guerre Mondiale, l’économie japonaise est en pleine restructuration.
Au cœur des intrigues financières, la famille Manpyou (on n’en fait plus des noms comme ça !) tente de conserver sa puissance alors qu’on est dans une période faite d’incontournables changements.

De Karei Naru Ichizoku, je vous le dis tout net, on retient essentiellement la prestation de Takuya Kimura (je comprends mieux maintenant !), l’impression à la fois d’austérité et de sérénité de la réalisation, et le contexte politique de l’histoire, dense et à mon avis très bien rendu (d’un autre côté, qu’est-ce que je connais à la politique de la fin des années 60 au Japon, moi ?).

Bien que certains axes soient définitivement ceux empruntés par les soaps (et les synopsis lus çà et là étaient clairs à ce sujet, au final j’ai même été agréablement surprise du résultat), le grand sérieux de la série dans ses portraits, son esthétique, son déroulement enfin, font qu’on n’a pas du tout l’impression de se faire bourrer le mou par des histoires de riches. D’après moi, c’est quand même comme ça qu’on réussit le mieux une fiction historique : immerger le spectateur dans une époque, ses mœurs, ses problématiques, tout en sachant le divertir sans le prendre pour un bœuf.

Bon, si. J’ai juste eu un petit soucis au niveau de la voix off. DES voix off. Alors déjà une, bon, c’est un peu cliché, mais alors plusieurs, on ne comprend plus rien. On sent qu’on a voulu nous introduire au contexte économique ET familial dés le pilote, je le comprends bien et c’est normal, mais à trop vouloir en dire par voix off, franchement, on finit par brouiller l’info. Mais néanmoins j’insiste sur le fait que cette maladresse ne gâche pas tellement la qualité du pilote. La diminue, oui, forcément. Mais on passe d’un 20/20 à un 18/20, si vous voulez. Rien de dramatique.

C’est donc une puissante réussite. Franchement, je n’en attendais pas tant. Surtout que, attendez que je vous parle de l’autre fiction historique que j’ai regardée ce weekend, Fumou Chitai ; je n’ai pas fini de lancer des fleurs…

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Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture…

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